Prix Jacques Louis Lions de l’Académie des sciences

Prix Jacques Louis Lions de l'Académie des sciences
Prix Jacques Louis Lions de l’Académie des sciences

En collaboration avec l’INRIA et le CNES dont Jacques-Louis Lions a été le Président de 1980 à 1984 pour l’INRIA et de 1984 à 1992 pour le CNES, la Société de Mathématiques Appliquées et Industrielles (SMAI) a créé en 2003 le Prix Jacques-Louis Lions.

Ce grand prix thématique de youjizz mathématiques appliquées de l’Académie des Sciences, décerné tous les deux ans, d’un montant de 10 000 euros est destiné à récompenser un scientifique pour un ensemble de travaux de très grande valeur en mathématiques porno appliquées, effectués en France ou en étroite relation avec un laboratoire français, dans les domaines dans lesquels Jacques Louis Lions a travaillé :équations aux dérivées partielles, théorie du contrôle, analyse numérique, calcul scientifique et leurs applications.
Lauréat 2005 – Jean-Claude NEDELEC

J-Claude Nédélec
Jean-Claude NÉDÉLEC est directeur de recherches au CNRS, il a dirigé le Centre de Mathématiques Appliquées à l’École polytechnique de Palaiseau. Elève de l’Ecole Polytechnique (promotion 1963), il a préparé sa thèse d’état au service des Etudes et Recherches de l’EDF, sous la direction du Professeur Jacques-Louis Lions.

Jean-Claude Nédélec a exercé de très nombreuses responsabilités scientifiques, il a dirigé plus de soixante thèses et a été invité dans diverses universités et congrès internationaux. Le travail de recherche de Jean-Claude Nédélec porte sur la formulation youporn mathématique xvideos et le calcul redtube scientifique de problèmes difficiles et importants comme la diffraction d’une onde acoustique par un édifice, la diffraction d’une onde électromagnétique par un avion, le champ engendré par une antenne radar. Dans tous ces problèmes essentiels pour l’industrie, les méthodes mathématiques et les xxx outils numériques qu’a introduit Jean-Claude Nédélec sont fondamentaux et mondialement utilisés dans de nombreux logiciels industriels et commerciaux.

Lauréat 2003 – Roger TEMAM

Roger Teman
Roger TEMAM est né à Tunis en 1940. Après des études supérieures à l’universitéde Paris, il prépare une thèse de doctorat d’état avec Jacques-Louis Lions, thèse qu’ilsoutient en 1967. Il s’agissait principalement alors de l’étude des méthodes de pas fractionnaires avec déjà une application aux équations de Navier-Stokes. L’idée avait sans doute mûri à partir des contacts, alors nouveaux, de J.-L. Lions avec G. Marchuk. Roger Temam est ensuite devenu Professeur à l’université d’Orsay (ParisSud) où il est depuis cette année 2003 Professeur émérite.

Roger Temam a créé une oeuvre scientifique immense : 292 articles publiés en novembre 2003, 10 livres (plus les traductions et éditions successives) parmi lesquelsde grands classiques : Analyse Convexe avec I. Ekeland, Navier-Stokes Equations, ….Il a dirigé de très nombreux et brillants élèves dont la plupart sont actuellement professeurs des universités. Les travaux de Roger Temam portent sur une très grande variété d’équations aux dérivées partielles non linéaires et sur les questions d’existence et régularité de solutions, d’approximation numérique, de contrôle, également sur des questions de modélisation. Un sujet reste tout de même la préoccupation principale : les équations de Navier-Stokes et tout ce qui tourne autour de cet immense problème~: équations d’Euler, turbulence, comportement en grand temps,…. Mais il faut aussi citer, entre autres, les contributions majeures aux problèmes de calcul des variations (surfaces minima,…), aux problèmes de plasmas, aux problèmes de plasticité, aux méthodes de Galerkin non linéaires, aux questions de variétés inertielles et attracteurs, aux modèles couplés océan-atmosphère et plus généralement aux problèmes de fluides en géophysique… mais nous retrouvons là le sujet principal. Roger Temam a exercé dans sa carrière de nombreuses et importantes responsabilités, parmi lesquelles la création et la direction du Laboratoire d’Analyse Numérique d’Orsay, ainsi que la première Présidence de la SMAI.
Il a déjà été honoré par le Collège de France (prix Peccot), par l’académie des Sciences (prix Carrière), par la fondation Cray (prix Cray) et par plusieurs institutions étrangères. Il est lauréat du premier Grand Prix Jacques Louis Lions décerné par l’académie des Sciences. Il fut un très proche collaborateur de Jacques Louis Lions et leurs travaux en communs font date, mais c’est surtout un très grand scientifique qui reçoit aujourd’hui ce prix prestigieux.

Prix Michel Monpetit de l’Académie des sciences (Archives Lauréats – 1978-2005

Prix Michel Monpetit de l'Académie des sciences (Archives Lauréats
Prix Michel Monpetit de l’Académie des sciences (Archives Lauréats

Créé en hommage à Michel Monpetit, ce prix de l’Académie des sciences récompense un chercheur ou un ingénieur qui s’est distingué par ses xvideos travaux  redtube dans le youporn domaine des mathématiques appliquées ou de l’informatique.

D’un montant de 5 300 euros, le beurette prix Monpetit a été fondé en 1977 par l’Institut de recherche en informatique et en automatique (IRIA), en hommage à Michel Monpetit directeur adjoint de l’IRIA, décédé dans l’exercice de ses fonctions en 1976. Prenant la suite de l’IRIA, l’INRIA a poursuivi le financement de ce prix. Il est destiné à récompenser un chercheur ou un ingénieur ayant accompli dans un laboratoire français des travaux de mathématiques appliquées relevant en particulier de l’informatique ou de l’automatique, de la robotique, du traitement des signaux, etc…

Le lauréat devra s’être fait particulièrement remarquer par l’originalité des idées de base et le caractère appliqué de ses travaux. Ceux-ci pourront également être appréciés en fonction du souci de valorisation des résultats obtenus et des possibilités d’utilisation par l’industrie française.

Lauréat 2005 – Pierre COMON

Pierre Comon
Pierre Comon est actuellement directeur de recherche au CNRS, au laboratoire d’Informatique Signaux et Systemes de Sophia-Antipolis (I3S). Son videos pornos parcours est assez atypique puisqu’il a passé 13 ans dans l’industrie, et 9 ans dans le secteur public.
Il bénéficie de la première génération des contrats CIFRE en 1983 pour son doctorat. Il part en post-doc fin 1986 au laboratoire Information Systems à Stanford avec une bourse INRIA, puis il entre dans le groupe Thomson en 1988. Il est membre du Collège xvideos Scientifique et Technique du Groupe Thomson S.A. de 1992 à 1997. Il quitte Thomson en 1997 pour l’Institut Eurécom où il reste 18 mois, et est enfin recruté au CNRS en 1998. Il joue un rôle actif au sein de IEEE dès 1995, ainsi que dans les instances de la recherche publique;
il a par exemple siégé 5 ans au Comité National, et a créé et dirigé un DEA pendant 5 ans.
Il a reçu le prix Monpetit pour l’originalité de ses travaux en traitement du signal à l’aide des statistiques d’ordre élevé, et pour ses applications aux télécommunications entre autres; cinq brevets ont été déposés. Les cumulants notamment sont des objets tensoriels, et sont utiles dans la mise en oeuvre de techniques aveugles (parfois aussi qualifiées d’autodidactes) lorsque les processus ne sont pas gaussiens ; ses recherches concernent donc en partie les tenseurs. Pierre Comon est aussi à l’origine du concept d’Analyse en Composantes Indépendantes, outil simple et très polyvalent qu’il a proposé en 1991, et qui est utilisé maintenant dans de nombreux domaines.

Lauréats 2004 – Paul CASPI et Nicolas HALBWACHS

Tous deux spécialisés dans le développement des langages informatiques LUSTRE et SCADE

PCaspi NHalbwachs
Paul Caspi et Nicolas Halbwachs,
laboratoire Verimag, Grenoble,
lauréats du prix Monpetit-INRIA
2004 de l’Académie des sciences.
Paul CASPI est ancien élève de l’Ecole polytechnique (1967) et docteur ès sciences en automatique. Il est directeur de recherche au CNRS au laboratoire Verimag à Grenoble. Ses travaux portent sur les applications de l’informatique à l’automatique, des points de vue logiciel, matériel et sûreté de fonctionnement. Il a été membre de plusieurs commissions d’évaluation de systèmes temps-réel critiques et évaluateur pour l’association de certification ferroviaire Certifer.
Nicolas Halbwachs est docteur ès sciences (informatique, 1978). Il a fait toute sa carrière à Grenoble où il est directeur de recherche au CNRS et directeur adjoint du laboratoire Verimag. Ses travaux portent sur les langages de programmation, la compilation, les méthodes et outils de vérification formelle et les méthodes et outils de test pour les systèmes embarqués et temps-réel critiques.

C’est en 1984, après la thèse de Nicolas HALBWACHS, qu’est née l’idée d’un langage de programmation qui soit à la fois bien adapté à la culture des ingénieurs automaticiens et bien conçu du point de vue informatique de façon à pouvoir être utilisé dans des applications critiques. Ce langage, appelé Lustre, s’est appuyé sur deux principes, déclaratif et synchrone. Déclaratif, sous forme de systèmes d’équations récurrentes, de façon à décrire ce que l’on veut que le système fasse, tout en laissant de la latitude pour sa mise en œuvre ; synchrone, de façon à décrire des activités se déroulant dans le temps. Ces concepts ont reconnus comme faisant partie de l’école des langages synchrones comme Esterel et Signal. Des compilateurs, des outils de vérification formelle et de test ont été ensuite développés pour ce langage. Dès 1986, deux anciens doctorants de l’équipe, Eric Pilaud et Jean-Louis Bergerand, embauchés par la société Merlin Gérin, utilisent les concepts de Lustre pour réaliser l’atelier logiciel SAGA avec lequel ils développent les systèmes programmés d’arrêt d’urgence des centrales nucléaires Framatome de 1450MW. Un autre ancien doctorant, Daniel Pilaud, embauché par Verilog pour faire une étude de marché sur les potentialités du concept, constate qu’Aérospatiale a utilisé un concept similaire (SAO) pour programmer les commandes de vol par ordinateur des Airbus A320. L’idée d’un outil commun SAGA-SAO se fait jour et une unité mixte CNRS-Verilog appelée Verimag est crée en 1993 pour le mettre au point. Le résultat, appelé SCADE, remplace progressivement SAO chez Airbus et est finalement choisi pour programmer les commandes de vol et les systèmes de pilotage automatique de l’A380. SCADE devient ainsi un standard de fait dans l’avionique européenne avec aussi des succès dans le ferroviaire et l’automobile.

Lauréat 2003 – Jean-François CARDOSO

Jean-François CARDOSO, 45 ans, est normalien et agrégé de physique. Il soutient sa thèse en 1984, sous la direction de Mathias Fink, à l’Université Paris VI, sur le sujet « Imagerie ultra-sonore quantitative ». Directeur de recherche au CNRS, il est affecté au laboratoire de traitement et communication de l’information de Télécom Paris.

Jean-François Cardoso est un pionnier des méthodes de traitement statistique du signal dites de «séparation de sources» ou encore d’«analyse en composantes indépendantes», dont les applications sont variées, en télécommunications, bioingénierie, traitement des images et signaux audiophoniques ou même astronomie. Le traitement du signal est un domaine de grande importance, au sein des sciences et technologies de l’information. J-F. Cardoso s’y est révélé à la fois l’un des meilleurs théoriciens du domaine et un habile modélisateur de situations réelles et d’applications potentielles. Il y a acquis une grande visibilité internationale. Il est l’auteur de plus de cent publications.
La séparation des sources ou «analyse en composantes indépendantes» cherche à reconstituer des signaux inconnus, qui ont été distordus et mélangés de manière inconnue, avant d’être observés. Pour seule information : ces signaux proviennent de « sources» indépendantes. Ce problème donne actuellement lieu à un essor de travaux fondamentaux et applicatifs, tant en France qu’à l’international. J-F. Cardoso a contribué à l’élaboration théorique du domaine de la séparation de sources. Il a aussi su concevoir divers algorithmes permettant d’exprimer et d’exploiter au mieux, en fonction des applications, la propriété d’indépendance statistique, qui est au coeur de ces méthodes.

Lauréat 2002 -Paul-Louis GEORGE

Paul Louis GEORGE, directeur de recherche à l’Institut national de la recherche en informatique et automatique à Rocquencourt, pour sa réussite remarquable dans la conception, l’implémentation et le développement de maillages adaptatifs anisotropes très performants en calcul scientifique, notamment dans des problèmes de mécanique des fluides présentant des couches limites ou des chocs.
Lauréat 2001 – Patrick FLANDRIN

Directeur de recherche au Centre national de la recherche scientifique, au laboratoire de physique de l’Ecole normale supérieure de Lyon, pour ses travaux sur les processus non stationnaires, ceux qui apportent le plus d’information : analyse non paramétrique temps-fréquence en déterministe ou en aléatoire, caractérisation des lois d’échelle pour les processus stochastiques autosimilaires et application à l’analyse de signaux réels très variés.
Lauréat 2000 – Jean-Pierre JOUANNAUD

Professeur à l’Université Paris XI, pour ses contributions à la théoriede la réécriture et plus généralement de la démonstration automatique.
Lauréat 1999 – Claude SAMSON

Directeur de recherche à l’Institut national de la recherche en informatique et en automatique, pour ses contributions remarquables à la modélisation mécanique et mathématiques des robots complexes (notamment mobiles et à pattes) ainsi qu’à leur commande et à leur stabilisation, source de problèmes mathématiques non linéaires difficiles
Lauréat 1998 Michel GONDRAN

Conseiller scientifique à la Direction des études et recherches de l’Electricité de France à Clamart, pour ses travaux fondamentaux couvrant de nombreux domaines de l’informatique et des mathématiques appliquées, notamment en analyse non linéaire.

Lauréats 1997 – Jean-Marc CHASSERY et Michel SORINE

Jean-Marc CHASSERY, Directeur de recherche au Centre national de la recherche scientifique, pour son développement de modèles théoriques pour les images et les formes ; segmentation, codage, interprétation et ses applications en microscopie biologique et médicale, en imagerie satellitaire et sismique

Michel SORINE, Directeur de recherche à l’Institut national de recherche en informatique et en automatique au Chesnay, pour ses contributions au développement des méthodes avancées de l’automatique, et leur mise en oeuvre dans des problèmes industriels.
Lauréat 1996 – Paul CAMION

Directeur de recherche au Centre national de la recherche scientifique, pour ses contributions aux mathématiques discrètes, aux codes correcteurs, à l’algorithmique et à leurs applications dans la protection des informations et à la sécurité informatique.

Lauréat 1995 – Albert BENVENISTE

Directeur scientifique à l’Institut national de recherche en informatique et automatique à Rennes, pour ses travaux couvrant le traitement du signal, l’automatique, la modélisation des systèmes en temps réel, l’étude des systèmes adaptatifs.
Lauréat 1994 – Philippe FLAJOLET

Directeur de recherche à l’Institut national de recherche en Informatique et en Automatique à Rocquencourt, pour ses recherches sur l’analyse de performance des algorithmes essentiels en calcul formel, protocoles de communications, allocation aléatoire de ressources, et cryptographie.
Lauréat 1993 – Jean-Pierre QUADRAT

Directeur de recherche à l’Institut national de recherche en Informatique et en Automatique au Chesnay, pour ses contributions à l’analyse et au contrôle des systèmes stochastiques et complexes, tant sur le plan mathématique que sur le plan physique.
Lauréat 1992 – Gilles KAHN

Directeur de recherche à l’Institut national de la recherche en Informatique et en Automatique, pour ses contributions à la sémantique du parallélisme et des langages de programmation et pour le développement d’outils logiciels adaptés à la manipulation de programmes et à la génération d’environnements de programmation.
Lauréat 1991 – Ioan LANDAU

Directeur de recherche au Centre national de la recherche scientifique à l’Institut national polytechnique de Grenoble et Odile MACCHI, Directeur de recherche au Centre national de la recherche scientifique à l’Ecole supérieure d’électricité à Gif-sur-Yvette, pour leurs contributions théoriques à la commande et au filtrage adaptatifs et les applications qu’ils en ont faites.
Lauréat 1990 – Gérard BERRY

Maître de recherche à l’Ecole nationale supérieure des Mines de Paris, pour ses travaux sur les langages et sur les méthodes de programmation.
Lauréat 1989 – Pierre BERNHARD

Directeur de recherche à l’Institut national de la recherche en Informatique et en Automatique à Sophia Antipolis, pour ses contributions à la théorie des jeux différentiels, à la commande des grands systèmes et aux applications auxquelles il a participé dans le secteur aérospatial et les grands réseaux de distribution.
Lauréat 1988 – Jean CEA

Professeur à l’Université de Nice, pour ses résultats sur les méthodes algorithmiques d’optimisation, le contrôle optimal et la conception optimale des formes.
Lauréat 1987 – Michel FLIESS

Directeur de recherche au Centre national de la recherche scientifique, pour ses travaux sur l’automatique non linéaire, discipline qu’il a profondément renouvelée.
Lauréat 1986 – Claude AUMASSON

Maître de recherche à l’Office national d’études et de recherches aérospatiales, pour ses travaux sur les méthodes d’optimisation déterministe ou stochastique, sur les méthodes de lissage et de filtrage optimal et sur les applications de ces méthodes dans le domaine aéronautique et spatial.

Prix Michel Monpetit de l’Académie des sciences

Prix Michel Monpetit de l'Académie des sciences
Prix Michel Monpetit de l’Académie des sciences

Créé en hommage à Michel Monpetit, ce prix de l’Académie des sciences récompense un chercheur ou un ingénieur qui s’est distingué par ses travaux dans le domaine des mathématiques appliquées ou de l’informatique.

D’un montant de 5 300 euros, le prix Monpetit a été fondé en 1977 par l’Institut de recherche en informatique et en automatique (IRIA), en hommage à Michel Monpetit directeur adjoint de l’IRIA, décédé dans l’exercice de ses fonctions en 1976. Prenant la suite de l’IRIA, l’INRIA a poursuivi le financement de ce prix. Il est destiné à récompenser un chercheur ou un ingénieur ayant accompli dans un laboratoire français des travaux de mathématiques appliquées relevant en particulier de l’informatique ou de l’automatique, de la robotique, du traitement des signaux, etc…

Le lauréat devra s’être fait particulièrement remarquer par l’originalité des idées de base et le caractère appliqué de ses travaux. Ceux-ci pourront également être appréciés en fonction du souci de valorisation des résultats obtenus et des possibilités d’utilisation par l’industrie française.
Lauréat 2006 – Frédéric BOYER

Frederic Boyer
Né en 1967, Frédéric Boyer est actuellement Maître Assistant (HDR) à l’Ecole des Mines de Nantes et membre de l’équipe Robotique de l’Institut de Recherche en Communication et Cybernétique de Nantes (IRCCyN). Titulaire d’un diplôme d’ingénieur en Génie Mécanique et d’un Master de recherche en Mécanique de l’INP Grenoble, il a effectué son doctorat en Robotique dans le cadre d’une convention CIFRE au sein de la société Hispano Suiza sous la responsabilité scientifique de Philippe Coiffet (du LRP). Il est aujourd’hui coordinateur du projet ROBEA CNRS “Robot Anguille” qui se prolongera dans le futur au travers du projet “RAAMO” pour “Robot Anguille Autonome en Milieu Opaque”, soutenu par l’ANR. Frédéric Boyer s’est vu décerné cette année 2006 le prix Monpetit pour l’ensemble de ses travaux. Ceux-ci concernent essentiellement : la dynamique des systèmes multi corps déformables, la dynamique sur les groupes de Lie, la théorie géométriquement exacte des milieux continus, la commande d’attitude de satellites et s’orientent résolument depuis ces dernières années vers la locomotion des robots hyper-redondants inspirés du vivant. Les travaux de Frédéric Boyer s’appuient sur la mécanique géométrique et visent à considérer la dynamique des systèmes étudiés, de leur écriture, à leur exploitation pour la simulation et la commande, directement sur les espaces géométriques dans lesquels ces systèmes « vivent ». Ce point de vue lui a permis de proposer de nouveaux modèles (robots déformables, bras de navettes, câbles, robots serpents…) dont la concision a été exploité pour la simulation rapide (simulation des structures déformables pour la réalité virtuelle dans le cadre d’une collaboration avec le CEA notamment), et la commande.

Scilab 4.0, découvrez la dernière version

Scilab 4.0, découvrez la dernière version
Scilab 4.0, découvrez la dernière version

Le consortium Scilab annonce la sortie de la dernière version de son logiciel libre de calcul scientifique, Scilab 4.0. Point sur les principales nouveautés…

Un graphique puissant
Désormais, Scilab offre de nouvelles fonctions graphiques puissantes utilisant la syntaxe Matlab (telles que plot, surf ou mesh). De nouvelles possibilités ont été ajoutées pour manipuler les différents objets graphiques : zoom sur des objets 3D, changement de couleur, rotation des texte… L’éditeur graphique interactif a ainsi été considérablement amélioré depuis la version 3.0.

Utilisateurs de Windows, réjouissez-vous !
La version 4.0, totalement intégrée au système d’exploitation Windows, que ce soit en matière de gestion de la mémoire ou de fonctionnement de l’interface utilisateur, est encore plus rapide et plus ergonomique. L’importation de données de fichiers Excel dans Scilab est également une nouveauté.

Un éditeur de texte amélioré
Entre autres, l’éditeur Scipad, réalisé avec l’aide de la communauté de développeurs, intègre maintenant un débuggeur, supporte les glisser-déposer, offre la possibilité de configurer la couleur du texte, de diviser sa fenêtre en plusieurs sous-fenêtres ou encore de faire des chercher-remplacer.

Un traducteur Matlab/Scilab plus performant
La version 4.0 traduit plus de 50 nouvelles fonctions Matlab pour atteindre environ 400. Alors que la version 3.0 ne convertissait qu’un fichier à la fois, Scilab est désormais capable de traduire toute la hiérarchie d’un programme contenue dans plusieurs fichiers.

Et de nombreuses améliorations de calcul numérique
…réalisées avec l’aide de la communauté de développeurs, en particulier dans le domaine de l’interpolation, des matrices creuses, des hypermatrices…

Pour en savoir plus …
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